MOHAMED OULD ABDEL AZIZ -Ould Bouamatouété assez généreux pour financer une partie de ma campagne 2009

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أخر تحديث : vendredi 11 mai 2018 - 3:28
MOHAMED OULD ABDEL AZIZ -Ould Bouamatouété assez généreux pour financer une partie de ma campagne 2009
 MOHAMED OULD ABDEL AZIZ -Ould Bouamatouété assez généreux pour financer une partie de ma campagne 2009
Au fil des ans, cet homme privé a eu plusieurs personnalités publiques. Au début, il était connu comme l’homme militaire austère qui a pris le pouvoir lors d’un coup d’état en 2008, mais le général a rapidement échangé son costume de combat pour un costume présidentiel lorsqu’il a été élu président en juillet 2009. Il a été réélu en juin 2014. Omniprésent, il a jeté les bases de nombreux projets, tout en restant attentif à la menace terroriste dans la région. Après avoir ignoré les appels au dialogue de l’opposition, il a fini par organiser plusieurs conférences nationales infructueuses. L’opposition, qui l’accuse d’essayer de conserver le pouvoir au-delà de 2019, s’affaiblit depuis son boycott des élections législatives de 2013, laissant la porte ouverte au parti islamiste Tawassoul, qui se renforce. Mais le plus grand ennemi du président Mohamed Ould Abdel Aziz reste son cousin exilé, Mohamed Ould Bouamatou, qui a fait l’objet d’un mandat d’arrêt pour corruption depuis août 2017. L’organisateur de la force antiterroriste régionale du G5 Sahel, Abdel Aziz, se concentre également sur front international. Il accueillera le président français Emmanuel Macron à la veille du sommet de l’Union africaine qui se tiendra en juillet.

Vous avez dit que vous n’alliez pas briguer un troisième mandat en 2019. Allez-vous tenir cette promesse?

MOHAMED OULD ABDEL AZIZ: Les gens ont toujours des doutes! Je respecte et respecte la limite de deux mandats présidentiels de la constitution. Évidemment, nous avons révisé la constitution, mais cet article particulier n’a pas été modifié, et je ne le changerai pas non plus.

Avez-vous un successeur?

Je n’ai pas encore fait mon choix, mais le temps nous le dira. Chacun des 3,5 millions de personnes en Mauritanie est libre de se porter candidat.

La sortie très attendue en novembre 2017 du blogueur Cheikh Ould Mohamed Ould Mkheitir, condamné à mort pour apostasie, a suscité des réactions mitigées. Dans ce climat tendu, pourquoi le gouvernement aurait-il choisi d’imposer des sanctions contre l’apostasie?

Les gens le voulaient ainsi, et les lois étaient faites par les gens. Il y a eu beaucoup de manifestations. Je dirais même que 90% de Nouakchott sont descendus dans les rues pour demander justice. Nous avons répondu à cette demande populaire. Nous ne sommes pas obligés d’imiter ce qui se passe ailleurs si cela mine la stabilité et les intérêts de notre pays.

N’assistons-nous pas à une réislamisation de la Mauritanie?

Nous sommes 100% musulmans, et nous pratiquons un islam modéré où nous appliquons les préceptes exactement comme ils ont été enseignés. L’extrémisme n’a pas sa place parmi nous. Tuer des gens, se faire exploser, pointer des doigts accusateurs: ce n’est pas de la religion, et c’est très loin de l’islam.

L’établissement d’un dialogue avec l’opposition est-il toujours une possibilité?

Ce n’est ni planifié ni réalisable. Nous ne fermons pas la porte, mais je ne vais pas organiser un énième, et je dis un énième, un dialogue. Je ne veux pas passer mes deux termes à dialoguer. J’ai besoin de travailler, de construire le pays et de mettre en œuvre mon programme.

Le sénateur Mohamed Ould Ghadda, arrêté en août 2017, est accusé d’avoir acheté le vote des sénateurs qui se sont opposés à votre référendum constitutionnel. En dehors de l’opposition, d’innombrables associations et même les Nations Unies (ONU) ont dénoncé cette détention arbitraire.

Il est faux de dire qu’il est en détention arbitraire. Vous devriez avoir au moins une compréhension de base de la situation afin de la juger plutôt que d’accuser un pays qui se trouve à des milliers de kilomètres de là, alors que vous n’avez aucune idée de ce qui se passe là-bas. Cet ancien sénateur s’est comporté de façon irresponsable et il fait maintenant face au système de justice, qui a suffisamment de preuves pour continuer à le détenir. L’état n’a pas fabriqué la preuve. L’ONU nous a envoyé un message et nous avons fourni tous ces détails dans notre réponse.

L’homme d’affaires exilé Mohamed Ould Bouamatou, qui affirme être la cible d’une chasse aux sorcières, prétend avoir généreusement parrainé vos proches alliés, finançant même votre campagne présidentielle de 2009.

Oui, il a été assez généreux pour financer une partie de ma campagne 2009. Mais pourquoi est-il parti s’il faisait des affaires légitimes depuis plus de 25 ans sous l’ancien régime? Notre but n’était pas de le déranger, d’autant plus qu’il nous a soutenus. Mais nous avons une obligation envers nos électeurs […] Depuis que nous avons commencé à voir ses transactions plus clairement, surtout en matière de fiscalité, il a immédiatement quitté le pays. Il y avait en fait des hommes d’affaires qui finançaient et équipaient notre armée. Lorsque nous avons été la cible d’une attaque en 2005, ces mêmes hommes d’affaires qui menaient le pays au bord de l’effondrement ont offert un soutien logistique. Ce n’est pas normal. À un certain moment, le personnel

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