Présidentielle française : à midi, un taux de participation quasiment identique à 2012

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Présidentielle française : à midi, un taux de participation quasiment identique à 2012

Présidentielle française : à midi, un taux de participation quasiment identique à 2012

Trois jours après l’attentat des Champs-Élysées, un important dispositif de sécurité a été mis en place dans le pays dimanche, alors que les Français sont appelés aux urnes pour la présidentielle. À midi, le taux de participation était de 28,54 %.

Jamais le dispositif de sécurité n’aura été si important lors d’une élection présidentielle en France. Une note secrète des services de renseignement et de la Direction centrale de la sécurité publique (DCSP), dont Le Parisien a publié quelques extraits dans son édition de samedi, fait état de « risques » et de « menaces » pesant sur le scrutin et évoque la « menace djihadiste », jugée « constante et prégnante », alors que 47 millions d’électeurs sont appelés aux urnes en métropole ce dimanche 23 avril.

© France 24

À midi, le taux de participation atteignait 28,54 %, selon le ministère de l’Intérieur, un chiffre quasiment identique à celui du premier tour de 2012 (28,29 %).

Le Parisien n’a toutefois pas précisé si les mesures de sécurité avait été décidées avant ou après l’attaque de jeudi sur les Champs-Élysées, qui a coûté la vie à un policier et blessé deux autres.

« Une affluence continue depuis ce matin »

Pour ce premier tour de scurtin, quelque 50 000 policiers et gendarmes sont déployés à l’entrée des quelque 66 000 bureaux de vote dans l’Hexagone. Ils seront appuyés par 7 000 militaires de l’opération Sentinelle. Un dispositif de sécurité hors norme pour cette première élection présidentielle qui se déroule sous le régime de l’état d’urgence, instauré dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015.

« Présence policière indispensable »

Dans la note de la DGSP, il est également précisé que « la présence policière durant l’ouverture des bureaux de vote est indispensable » au point que « des restrictions de congés et des rappels sont imposés » aux agents pour disposer d’effectifs suffisants.

Outre la menace terroriste, la DCSP redoute des débordements en cas de qualification pour le second tour de la candidate du Front national, Marine Le Pen, ou de celui de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, ajoutent les auteurs de la note. « Dans ce cas, des manifestations sont à envisager avec une quasi-certitude », écrivent-ils, pointant des « mouvements d’extrême gauche » qui pourraient « entraîner des troubles sérieux ».

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